Ne me quittez pas

Posted on novembre 11, 2010

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Sur la crise des députés UFC : un homme seul peut il se proclamer groupe de réflexion?

ABLODE VIWO est le nom d’un homme seul aux abois qui se proclame groupe de réflexion et d’action. Ce dernier, qui peut être confondu avec le groupe AGO, est impliqué jusqu’au cou dans la tournure prise par le débat politique togolais et prétend faire œuvre de pédagogie et de clarification, en usant des méthodes et stratégies politiques du pouvoir RPT avec lequel il s’est allié en opposition avec la ligne politique originale de l’UFC et ses propositions pour le changement et le développement économique, social et culturel du TOGO.

Le propre de tout conflit, quels que soient sa virulence, ses coups bas et sa durée, étant de tendre vers sa fin, dans sa dernière conférence de presse en date du 28 septembre 2010, le Président National de l’UFC-AGO a publiquement affirmé sa proposition de « paix des braves au sein de l’UFC » qu’il se veut représenter sa personne exclusive. Une semaine après que certains anciens compagnons de route de l’UFC aient été contraints à s’émanciper de l’UFC et de voler de leurs propres ailes en annonçant leur intention de créer leur propre parti laissant une coquille vide à ceux qui se sont égarés dans une aventure sans lendemain avec le RPT, le Président National de l’UFC-Coquille-Vide, comme un roi qui n’a plus de trône qu’un rocher, a réitéré son pathétique appel à la « paix des braves au sein de l’UFC », en déclarant notamment : « Nos camarades qui nous ont quittés, oh mon Dieu ils sont tous partis. Mais nos portes sont restées ouvertes. Ils se sont juste un peu égarés. S’ils veulent revenir au bercail, c’est avec plaisir que nous les accueillerons. Car le travail que nous avons à faire c’était pour mon seul ego mais je n’y arriverai pas seul, ne me quittez pas, ne me quittez pas…»

Conformément à la sagesse de chez nous, nous laissons les quelques membres de l’UFC-Coquille-Vide continuer d’essayer d’accorder leurs « pas de danse » sur « la vieille musique en train de retentir » au son du RPT. En particulier, nous espérons vivement que cette initiative de « paix des braves » aboutira, sans nul besoin de recourir aux bons offices d’un « artisan de paix », à la fin définitive de l’UFC-Coquille-Vide, et à la réussite du projet de nouveau parti des membres exclus, en vue de la conquête progressive du pouvoir politique togolais « par la voie de l’alternance démocratique pacifique », dès les prochaines élections locales en 2011, législatives en 2012 et présidentielles en 2015, et en vue de la « bonne gouvernance » de ce pouvoir. Ce sont ces ambitions et ces objectifs que le Président National de l’UFC n’a pas clairement rappelés dans son discours d’ouverture du congrès national extraordinaire du 12 août 2010 et de la conférence de presse citée, ainsi que dans le meeting d’Aflao en déclarant notamment : « Nous, nous disons qu’à défaut d’avoir le pain complet tu peux accepter la soupe aux cailloux quand tu meurs de faim» Cette déclaration fait ainsi écho à celle du discours d’ouverture du congrès extraordinaire du 12 août parlant de « cette « paix des braves », qui comme la plupart des accords est loin d’être parfait, mais qui, avec la traîtrise des impotents de l’UFC-Coquille-Vide, ne leur permettra pas d’atteindre le sommet de la gloire par les sentiers étroits et rude de l’humilité, de la détermination, de l’intégrité morale, du dévouement des « vrais serviteurs de l’Etat », du respect de l’adversaire, de la tolérance face à la diversité et l’adversité ».

Nous estimons que cette voie s’impose d’autant plus que la contestation par le peuple et par des manifestations pacifiques n’est pas une fin en soi, puisque cette fin est bien la conquête du pouvoir politique au Togo et sa « bonne gouvernance » le plus tôt possible, conformément à l’adage chinois qu’aimait citer Deng Xiao Ping : « peu importe la couleur du chat, pourvu qu’il attrape la souris ».

En attendant la conclusion de cette « paix des braves » au bénéfice du « peuple martyr togolais », le calendrier de la vie parlementaire togolaise nous impose de gérer des urgences. En effet, avant d’inaugurer leurs mandats de représentation du peuple à l’assemblée nationale togolaise, tous les députés UFC se sont engagés par écrit à renoncer à leur mandat au profit d’un remplaçant UFC s’ils devaient démissionner de l’UFC. Ces députés ayant été exclus manu militari du parti avec l’aide du pouvoir dictatorial RPT, cet engagement ne peut leur être opposé !

Si l’on change les règles du jeu au cours même du jeu, il faut donc s’attendre à ce que les autres adaptent aussi leur jeu. Chaque député est élu par le peuple, et selon la constitution du Togo, une fois élu le député est avant tout député du peuple ! En l’occurrence, même s’ils ont été élus sur les listes présentées par l’UFC, tous ces députés restent députés du peuple après avoir été exclus de l’UFC. De plus, est-il concevable qu’un homme sans foi ni loi, prétende publiquement donner des leçons d’intégrité politique et morale?

Maintenant que le peuple est au courant du contexte précis ayant amené à la situation actuelle, les 20 députés n’ont d’autres choix, du point de vue politique, du point de vue légal, et du point de vue moral, que de demeurer des « élus du peuple ». Ils peuvent ignorer la prétendue main tendue de « la paix des braves » proposée par des hommes aux abois qui ne savent que faire de leur coquille vide.

La légalité et la moralité ne sauront être indéfiniment piétinées dans la crise qui secoue l’UFC depuis la trahison de son président national. Le peuple s’en est tout de suite rendu compte et demande des comptes aux marchands d’illusions, d’illégalité et d’immoralité qui sont partis dans cette aventure avec le RPT.

Signalons enfin que cette information concernant ce fameux meeting d’Aflao qui a fait coulé « beaucoup d’encre» a été rapportée dès le lendemain du meeting par le site de désinformation Republicoftogo qui est un spécialiste du mensonge et de la manipulation, et un témoin attentif des malversations du pouvoir génocidaire de Faure Gnassingbé, conformément à la parole de sagesse prêtée au Roi Salomon : « Ce qui fut, cela sera, ce qui s’est fait se refera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Qu’il y ait quelque chose dont on dise : « tient, voilà du nouveau ! », cela fut dans les temps qui nous ont précédés » (Ecclésiaste, 1,9-10).

That’s all folks !

Avis à mes lecteurs habituels : ceci est un droit de réponse citoyen à l’article paru sur le site de l’UFC http://www.ufctogo.com/sur-la-crise-des-deputes-ufc-un-homme-de-loi-peut-il-parjurer,2427.html et la mauvaise qualité de certains passages n’est que le fidèle reflet du texte original parodié.

11 Novembre 2010

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Posted in: Afrique, Togo